Quand l’Etat piétine la mémoire des morts aux frontières et la dignité des personnes migrantes

Le 6 février dernier, alors que, comme chaque année dans le monde, nous rendions hommage aux milliers de personnes mortes aux frontières, victimes des politiques migratoires des Etats, le procureur a orchestré une opération policière à Bayonne, en ce jour symbolique, notamment devant un centre de transit et un arrêt de bus, essentiels pour l’un à l’accueil, pour l’autre à la liberté de circulation des personnes exilées.

Si nous ne connaissons pas à l’heure actuelle leur nombre exact, nous savons qu’au moins une douzaine de personnes ont été interpellées, parmi lesquelles des mineurs.

Nous dénonçons avec la plus grande fermeté cette opération indigne et demandons des comptes aux autorités responsables.

Ce déploiement répressif, en totale contradiction avec les valeurs d’humanité et de dignité que nous défendons, est une honte. Il illustre une fois de plus la politique de harcèlement systématique à l’encontre de celles et ceux qui cherchent un refuge et un avenir en sécurité.

Nous ne nous tairons pas. Nous exigeons la fin immédiate de ces pratiques inhumaines et appelons à la mobilisation de toutes celles et ceux qui refusent cette politique de la honte et revendiquent la liberté de circulation et d’installation de tous et toutes.

Bayonne, le 10/02/2025

ATTAC Pays Basque, Bizi Migrants, EELV-Les  Ecologistes Pays Basque, EHBai, Etorkinekin Diakité, FSU 64, Gauche EcoSocialiste, Génération.s Pays Basque,
Insoumis Hendaye, Irungo Harrera Sarea,  LAB, La Cimade Bayonne, Les Bascos, Mugak zabalduz, NPA Pays basque, Ongi Etorri Errefuxiatuak, SNUIPP 64, 
Solidaires Pays Basque, UL CGT Bayonne.